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Guide des "Chantiers Verts">>Thème>>Relations riverains

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Pour de meilleures RELATIONS
avec les RIVERAINS

Les riverains concernés sont l’ensemble des personnes susceptibles d’être incommodées par le chantier : habitants, professionnels du quartier, écoliers... Lors de la réalisation d’un chantier, en site urbain plus particulièrement, son environnement est profondément modifié et les riverains sont confrontés à de multiples nuisances : salissures, stationnement réduit, circulations accrues et problèmes de sécurité associés, bruit...

Les actions de communication avec les riverains des chantiers semblent positives et propres à réduire leurs craintes. L’objectif visé par les entreprises, qui ont pris ce type d’initiative, était de cibler les réductions de nuisances, en fonction des priorités évoquées par les riverains, afin d’aboutir à une limitation de leurs plaintes face aux gênes induites.

Les riverains, destinataires des enquêtes et réunis dans des groupes de travail, doivent constituer un échantillon d’habitants et de professionnels du quartier représentatif de la population riveraine du chantier, quant à leur âge, ancienneté dans le quartier, sexe, activité, catégorie socio-professionnelle...

L’Ademe soutient actuellement une étude faisant un bilan des expériences menées sur l’information des riverains, concernant les bruits de chantier en construction neuve de bâtiments et devant aboutir à une proposition de recommandations en la matière.

COMMUNICATION PREALABLE


L’action de communication doit commencer bien avant le début des travaux, pour que certaines préoccupations des riverains puissent être prises en compte dans l’organisation du chantier.

Les entretiens individuels avec les riverains visent plusieurs objectifs :

– recueillir leur perception du quartier et de leur habitat avant le démarrage du chantier : nuisances pré-existantes (bruit, circulation, sentiment d’insécurité...), points sensibles des bâtiments (absence de climatisation nécessitant l’ouverture des fenêtres l’été, isolation phonique médiocre, façades récemment ravalées...),

– connaître leurs expériences en matière de voisinage de chantier et ce qu’ils en retiennent,

– connaître leurs craintes et souhaits vis-à-vis du chantier à venir,

– les informer sur ce chantier : nature, durée, nuisances probables et leur fréquence..., ainsi que sur la volonté des entreprises de réduire les nuisances.

Les enquêteurs sont en général bien reçus, les personnes étant satisfaites d’être consultées, entendues et informées. Etre consultés en amont du projet fait même l’objet d’une demande de la part des habitants les plus concernés par la construction.

L’enquête préalable permet de dégager les points et les plages horaires et jours sensibles (pour le bruit, les stationnements...) propres à chaque quartier, en fonction de sa configuration, des types de bâtiments et de la perception de la population qui y vit. Elle met en évidence la nécessité d’aborder et de traiter le problème de la gêne générée vis-à-vis des riverains dans sa globalité, sans se focaliser sur un seul aspect, comme le bruit par exemple, les préoccupations des riverains étant multiples et variables. Il est important de travailler en concertation avec les municipalités sur des gênes telles que les stationnements et les circulations.

Au-delà des nuisances survenant pendant le chantier, les riverains ont de fortes inquiétudes sur l’après-chantier et s’interrogent notamment sur l’arrivée de nouveaux habitants : méfiance vis-à-vis des habitants du logement social (réaction défensive, parfois raciste), interrogations sur leur origine, leur mode de vie... Par ailleurs l’intégration du nouveau bâtiment dans le quartier préoccupe certains riverains : son architecture, l’écran visuel qu’il constituera, la perte d’ensoleillement et d’intimité par une vue plongeante dans leurs jardins...

L’information sur ces points n’est plus du ressort des entreprises. Elle est à mener par les municipalités et les organismes d’HLM, mais peut se combiner avantageusement avec l’information concernant les travaux.
Opérations
BESANÇON
HELLEMMES
VILLEURBANNE

COMMUNICATION PENDANT LE CHANTIER

Faire une réunion publique d’information sur le chantier lors de son démarrage, précisant la nature de la construction, les actions engagées pour réduire les nuisances et les moyens d’expression mis à la disposition des riverains, permet de toucher le plus grand nombre.

Pendant les travaux, un petit groupe de travail où sont représentés les riverains, l’entreprise gé-nérale ou le mandataire du groupement, le maître d’ouvrage, les acousticiens et les enquêteurs, peut être constitué. Les participants deviennent des médiateurs, en créant un contact direct entre riverains et professionnels du chantier. Les problèmes et propositions des riverains y sont évoqués, discutés et certaines demandes peuvent être satisfaites. Ces réunions sont aussi l’occasion d’évaluer la façon dont sont remarqués et appréciés par les riverains les efforts des entreprises. Par exemple sur une réalisation expérimentale où l’emploi du marteau-piqueur a été réduit au maximum, les quelques moments d’utilisation ont été notés comme gênants, mais leur quasi-absence a également été remarquée.

Par ailleurs, dans une cité difficile, des personnes du quartier embauchées sur le chantier, dans le cadre d’une démarche d’insertion par l’économique, peuvent constituer une liaison entre riverains et partenaires du chantier et faciliter l’acceptation du chantier par le voisinage.

Il est également important, pendant les travaux, de prévenir les riverains sur les nuisances, en particulier sonores, qu’ils auront à supporter. En effet, connaître l’origine, la nature, le moment et la durée d’un bruit et savoir que des efforts sont entrepris pour le réduire, facilite son acceptation. Ces informations peuvent être diffusées, par le biais de la presse locale, de bulletins distribués dans les boîtes aux lettres des riverains, de journaux de chantier, de panneaux de chantier...

Une boîte à lettres à l’entrée du chantier, moyen a priori simple pour recueillir les remarques des riverains, n’a cependant pas été utilisée sur le chantier où elle a été installée. Les quelques requêtes formulées ont été directement adressées à l’entreprise générale et au maître d’ouvrage. Etant donné sa simplicité de mise en œuvre, ce système devrait cependant être testé de nouveau. On peut supposer qu’il ait davantage de succès en l’absence d’entretiens individuels avec les riverains.
Opérations
BESANÇON
HELLEMMES
MONTPELLIER
VILLEURBANNE

 
COMPETENCES REQUISES

Différents partenariats ont été établis sur les réalisations expérimentales, pour mener à bien le travail d’enquête et de communication.

Pour limiter les coûts de cette initiative, les enquêtes peuvent être réalisées par des étudiants en sociologie, par exemple, encadrés par un organisme compétent. L’Institut National du Génie Urbain à Lyon et l’équipe sociologique du CSTB sont ainsi intervenus sur certaines réalisations expérimentales. Pour qu’une telle démarche soit compatible avec le calendrier scolaire, un questionnaire standard destiné à être renvoyé par courrier, peut dans un premier temps être distribué au voisinage du chantier. Toutefois des réserves peuvent être émises sur les taux de réponse que l’on peut en attendre. Les résultats peuvent alors être analysés par les étudiants dans une période plus courte, dans le cadre d’un stage.

La présence d’organismes, ayant des compétences à la fois sociologiques et relationnelles est nécessaire pour l’animation des groupes de travail avec les riverains.

L’appui de relais locaux peut également être recherché, pour faciliter la mise en œuvre des actions de communication et bénéficier d’un œil extérieur objectif, dans les services concernés des Villes (services hygiène et santé) et des entreprises riveraines (services responsables de la sécurité, des conditions de travail).

Opérations
BESANÇON : relais locaux
HELLEMMES : partenariats avec des organismes
VILLEURBANNE : : partenariats avec des organismes

 

source PUCA "Les Chantiers Verts"

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