La gestion des déchets en réhabilitation
est, sous certains aspects, plus facile à appréhender
que sur les chantiers de construction neuve.
Les opérations indispensables pour une
bonne gestion des déchets telles que la quantification et la
qualification des déchets, la détermination des possibilités
de valorisation et lanalyse des filières sont, en effet,
simplifiées par une meilleure connaissance des déchets
produits.
Les équipements à déposer
peuvent être recensés précisément dans le
cadre dun diagnostic préalable du bâtiment. Le mélange
irréversible des autres déchets de dépose peut
être limité par une planification du démontage.
La réutilisation de déchets "anciens" (poutres,
planchers, tuiles, etc.) est en outre possible dans certaines régions.
Les déchets, issus de la phase construction
(composés surtout demballages), sont en général
générés par le remplacement et la modification
déquipements et douvrages en quantités déterminées,
ce qui facilite leur quantification.
Cependant, la nature des composants, des imprégnations,
des traitements de surface des déchets de dépose est parfois
difficile à identifier compte tenu des traitements des matériaux
et de la nature des travaux subis par les bâtiments, depuis leur
construction. Certains produits, interdits actuellement, ont pu être
appliqués dans le passé, rendant éventuellement
une analyse spécifique nécessaire et pouvant poser des
problèmes quant au choix des filières délimination
des déchets.
De plus, certains déchets de réhabilitation
sont générés en quantités limitées,
les filières existantes délimination ne savèrent
alors pas économiquement viables.
La logistique du tri en réhabilitation
peut également varier de celle en construction neuve : un stockage
provisoire des déchets au bas des cages descaliers, une
zone de tri délicate à installer en milieu urbain dense,
etc.