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Réduction
des NUISANCES
ACOUSTIQUES
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En site urbain, pour respecter les textes réglementaires
municipaux..., notamment sur le bruit (niveau, horaires démission...)
et limiter les plaintes du voisinage(*), il faut étudier sur
quelles sources sonores (engins, matériels et travaux) il est
possible dagir. Lemploi dengins et matériels
respectant la réglementation en vigueur concernant les émissions
sonores est un minimum exigé. Une fois choisis les systèmes
constructifs, les techniques, engins et matériels les moins bruyants
peuvent être adoptés dans la mesure du possible, les sources
fixes positionnées de manière à limiter les vibrations
et le bruit émis, les sources bruyantes isolées et les
modes opératoires examinés. Une étude est en cours
au CSTB visant la mise au point dune méthodologie pour
la prise en compte du bruit en amont dans lorganisation du chantier
ainsi que de techniques de réduction des nuisances sonores, sur
les chantiers de construction en milieu urbain et pendant les éventuelles
phases de démolitions préalables.
La plupart des compagnons, et de façon
plus aiguë ceux qui travaillent souvent et sans protection près
dune source sonore importante, présentent des troubles
auditifs marqués. Aussi faut-il à la fois réfléchir
à la réduction des émissions importantes et travailler
sur la protection individuelle des compagnons.
(*)Voir aussi thème : "Pour de meilleures relations avec
les riverains".
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MESURES
DES BRUITS
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En
bordure de chantier
Limiter les circulations permet également
de limiter les Lister les activités des riverains du chantier
est un préalable pour évaluer leur sensibilité
au bruit et connaître les plages horaires de calme à privilégier.
Une cartographie du site, établie en Leq(**)
avant le début des travaux, permet de disposer dun référentiel
et de fixer des objectifs de niveau sonore maximum en limite de chantier,
selon les matériels utilisés, etc. Les points de mesure
doivent être situés dans les endroits les plus sensibles
(écoles, centres médicaux...) et susceptibles dêtre
les plus exposés, compte tenu de la configuration du chantier
et des lieux. Il est par ailleurs important de connaître les pics
sonores, qui sont masqués par les Leq sur une longue durée.
Lévolution permanente du chantier et lécart
entre puissance acoustique théorique des matériels et
engins et puissance réelle (selon lâge, lentretien...),
empêchent de prévoir le niveau de bruit exact qui sera
atteint.
Des mesures pendant les travaux ont confirmé
que les terrassements, fondations et gros uvre sont les plus bruyants,
même avec un choix vigilant des engins et matériels. En
second uvre, le bruit perçu hors du bâtiment clos
est faible. La perception dune même émission peut
être sensiblement différente selon le positionnement des
riverains (réverbération du site, bruit de fond urbain).
Parallèlement, une technique de mesure
à partir de la grue, à 25 mètres de hauteur, a
été établie pour comparer les chantiers comme des
sources sonores uniques, de niveau acoustique moyen et de "centre
de gravité démission" constants.
(**) Leq : niveau continu équivalent, correspondant
au niveau sonore stable qui, sur la même durée, comporterait
la même quantité dénergie que le signal fluctuant
réellement mesuré.
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Au
poste de travail
Après linventaire des sources sonores
sur le chantier, des mesures doivent être faites à différents
postes de travail, fixes ou mobiles, sur les compagnons ou à
quelques mètres de la source. La courbe de niveau sonore sur
une durée de poste est obtenue avec un sonomètre intégrateur.
Les sources les plus bruyantes sont repérées et il est
alors possible de réfléchir à labaissement
de leur niveau. Le Leq se déduit des mesures. A partir des durées
dexposition, les doses de bruit reçues dans la journée
par chaque opérateur sont déterminées. Des moyens
de prévention sont envisageables. Cette démarche requiert
des compétences spécifiques, de lOPP BTP par exemple.
Il serait intéressant de disposer de cartographie pour divers
types de construction, techniques de réalisation, etc.
Opérations
BESANÇON
BORDEAUX
HELLEMMES
VILLEURBANNE
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MATERIELS
ET ENGINS
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Il nexiste pas de recette unique pour traiter
les nuisances acoustiques. Toutes les sources très bruyantes
doivent faire lobjet dune réflexion, spécifique
à chaque chantier, pour être abaissées. Voici quelques
exemples de solutions expérimentées.
Remplacer les engins et matériels pneumatiques
par leurs équivalents électriques (marteaux-piqueurs)
supprime le compresseur à moteur thermique, source de bruit continue
et importante sil nest pas insonorisé. Leur prix
dachat est beaucoup plus élevé mais la location
de compresseur est évitée et, par exemple, lémission
sonore des vibreurs est abaissée de 5 à 6 dB(A) au poste
de travail. Ils sont plus maniables mais leur emploi par temps de pluie
pose des problèmes quil faudrait résoudre (étanchéité
des prises...).
Il est difficile dexiger linsonorisation
des engins de livraison extérieurs approvisionnant le chantier,
mais elle est envisageable pour les engins et matériels (pelles,
chargeurs, bulls...) utilisés, linvestissement samortissant
sur plusieurs opérations. Par ailleurs, un marteau-piqueur insonorisé
émet par exemple 100 au lieu de 130 dB(A). Quand le béton
est fabriqué sur le site, isoler le groupe hydraulique et capitonner
avec du néoprène les godets raclants et les goulottes
de la centrale réduit les émissions de 10 dB(A).
Des banches équipées
décrous serrés à la clé dynamométrique
au lieu décrous à ailettes serrés au marteau
évitent les bruits dimpact métalliques.
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MODES
OPERATOIRES
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Utiliser des talkies-walkies pour communiquer
avec le grutier dispense des cris.
En labsence dalternative plus silencieuse
aux techniques très bruyantes, il faut limiter les travaux nécessitant
leur emploi. Concernant le marteau-piqueur, piquer les erreurs de coulage
du béton dans un délai limité après le coulage
réduit les durées dutilisation. Réaliser
les arases des voiles en béton armé avec des règles
magnétiques évite dy recourir pour des mises à
la cote ultérieures. Limiter les erreurs de réservation
en les réalisant avec plus de soin et par le choix de techniques
appropriées va également dans ce sens*. Ces solutions,
relativement simples à mettre en uvre, doivent être
généralisées. Pour la plupart, elles nentraînent
pas de surcoûts et vont dans le sens de lamélioration
de la qualité et des délais de réalisation des
travaux.
Mieux vaut, si possible, réaliser les fondations
avec des pieux forés au lieu des pieux battus, afin de réduire
les nuisances sonores.
Si la place disponible sur le chantier le permet,
il est recommandé de doubler les engins et matériels pour
réduire dautant les durées démission,
en naugmentant le niveau sonore que de 3 dB(A). Prévoir
aussi les installations de chantier, de façon à ce que
les engins puissent faire demi-tour au lieu de reculer, supprime le
strident et pénible klaxon de recul.
Lutilisation inadaptée dun
engin ou matériel peut conduire à des émissions
sonores très différentes pour une même opération,
tel un conducteur de toupie faisant tourner son moteur à pleine
puissance trois fois plus longtemps, pour un même volume livré.
Aussi, il importe de sensibiliser sur ce point lencadrement et
le personnel du chantier.
Opérations
BESANÇON
BORDEAUX
HELLEMMES
VILLEURBANNE
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MODES OPERATOIRES
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lUne audiométrie, établissant le
déficit moyen de tous les compagnons du gros uvre, éventuellement
comparée à danciennes audiométries et accompagnée
dexplications individualisées pour les sensibiliser à
la nécessité de lutter contre le bruit et de sen
protéger, peut être efficace. Les compagnons travaillant
en poste fixe et soumis à dintenses et longues expositions
au bruit mettent ensuite plus régulièrement des protections
auditives, moins portées par ceux qui travaillent en équipe
car gênant la communication. Cet obstacle devrait être résolu
par des oreillettes adaptées à chacun et laissant passer
les fréquences de la voix. Le recours à laudiométrie
et la sensibilisation par les médecins du travail, qui permettent
de faire adhérer le personnel aux mesures prises en matière
dacoustique, sont facilitées dans le cadre dun partenariat
avec la Médecine du Travail.
Opérations
BORDEAUX
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source PUCA "Les Chantiers Verts"
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