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Informations >>Les Chantiers Verts
 

Réussir un chantier intégrant l'environnement

 
 
Un moment capital : la préparation du chantier
  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Thèmes

Filière d'élimination des déchets en construction neuve


 

 

 

 

 

Thèmes

Pré-tri des déchets en construction neuve

 

Thèmes

Maîtrise de la production de déchets en construction neuve

 

En construction neuve, la période de préparation traite de bien d’autres problèmes que ceux des déchets, des polluants, de l’acoustique ou de la production de poussières. L’influence d’un encadrement motivé par l’environnement est ici absolument décisive.

Il peut être difficile pour l’architecte d’exprimer les solutions précises attendues des entreprises pour améliorer l’environnement du chantier et il est donc indispensable qu’ait lieu une concertation afin de faire émerger les actions réalisables. Celles-ci varieront selon les spécificités de chaque chantier et les moyens de chaque entreprise. Les fiches des opérations décrites à la suite de ce document illustrent cette diversité.

Le choix d’une technique de construction (voiles ou poteaux-poutres par exemple), d’un matériau ou d’un produit n’est neutre vis-à-vis ni des déchets engendrés, ni de l’acoustique ou de la génération de poussières. Beaucoup de points sont donc à prendre en considération pour réduire le volume et le poids des déchets, faciliter leur tri, optimiser leur valorisation, le tout avec un minimum de bruit et de pollution. Les solutions élaborées doivent être préparées avec soin et en concertation, de manière à faciliter leur mise en œuvre et de raccourcir les délais de réalisation, en évitant des erreurs et des incertitudes. Les expérimentations "Chantiers Verts" apportent de premiers enseignements sur ce type de démarche.

La préparation de chantier et les déchets

Plusieurs possibilités de gestion des déchets de chantier coexistent actuellement :

 

le cas le plus classique : la gestion des déchets de chantier est intégrée dans le compte interentreprises. Chaque entreprise s’acquitte d’un montant calculé non sur le volume ou la toxicité de ses déchets mais proportionnellement au montant de ses travaux; sa quote-part est donc indépendante des déchets générés. Ce principe n’incite pas à des comporte-ments responsables vis-à-vis des déchets, notamment pour les entreprises ayant en charge des lots dont le montant est relativement peu important par rapport au marché global mais dont les volumes de déchets et leur coût d’élimination représentent un pourcentage élevé.
De plus, la question du stockage puis de l’élimination est du ressort de l’entreprise gestionnaire du compte, qui passe contrat avec une entreprise spécialisée. Les objectifs à atteindre sont alors plutôt d’ordre financier et, si cette entreprise spécialisée ne subit que peu de concurrence dans sa région, elle peut dicter des conditions sans avoir à se soucier outre mesure de valorisation. Le maître d’ouvrage et son maître d’œuvre sont de toutes façons exclus du processus ;

le cas fréquent où chaque entreprise est responsable de ses déchets et de leur élimination. Ceci se rencontre surtout avec les petites entreprises artisanales qui ont droit parfois à des forfaits dans les installations de stockage (déchetteries) gérées par les municipalités mais le plus souvent elles doivent payer et, voulant éviter cette dépense, emportent et stockent leurs déchets et recherchent d’autres solutions pour s’en débarrasser. Pour les entreprises génératrices de déchets dangereux, comme celles de peinture, des accords avec les fabricants ou les négociants existent pour la reprise des pots vides lors d’une nouvelle commande. Des filières spécifiques à une entreprise ou un corps de métier peuvent également exister, elles méritent d’être imitées !

Aucune de ces configurations (même si elles ne sont pas optimales. cf. "maîtrise d’œuvre et déchets") n’est incompatible avec un tri des déchets. Le maître d’ouvrage peut demander le détail des coûts d’élimination des déchets dans les devis, sensibilisant ainsi les entreprises à rester dans la légalité. Celles-ci ont d’ailleurs intérêt à rechercher des solutions plus ingénieuses que la simple élimination (conforme aux lois) qui devrait à terme revenir plus chère qu’un circuit de valorisation bien organisé. Encore faut-il que ce circuit existe, ce qui est loin de la réalité dans la plupart des régions.

La préparation du chantier doit être mise à profit pour rechercher les centres de tri et les filières de valorisation des déchets afin de définir un niveau de tri optimal ; par exemple il est inutile de séparer le bois des autres déchets s’il finit, faute de débouchés, par être envoyé avec les DIB en mélange en classe II. D’autres critères doivent aussi être pris en compte comme le volume des déchets concernés, la place disponible sur le chantier et la difficulté du tri lui-même car certains matériaux sont difficiles à caractériser par les compagnons sur le chantier (les différents plastiques, un bois traité et un bois non traité).

Une analyse des différentes filières disponibles localement permet d’optimiser la valorisation des déchets, en attendant un réseau suffisamment développé des filières de valorisation. Des plans départementaux d’élimination/valorisation des déchets commencent à être publiés. A moyenne échéance ces plans seront disponibles partout. L’architecte peut également être un relais pour consulter les organismes de protection de l’environnement comme l’ADEME. Enfin, les gestionnaires des centres de tri et de valorisation sont des partenaires qui conseillent sur les choix à effectuer en fonction des filières et de leur rentabilité.

Les industriels peuvent influer sur les qualités environnementales des produits. Ils ont également un rôle à jouer vis-à-vis des déchets de construction, en récupérant leurs emballages après livraison ou usage du contenu, en changeant éventuellement la matière, en améliorant la fonction (emballages réutilisables). Une consultation avec les industriels fournisseurs peut donc amener des perfectionnements dans le colisage et la livraison, inciter à la reprise de chutes propres et concourir à une réduction du volume des déchets.

La préparation de la gestion des déchets du chantier comprend aussi une réflexion sur l’emplacement des bennes, leur proximité par rapport au poste de travail, leur délai de rotation, leur signalétique. Les consignes du tri doivent être simples, afin que tous les opérateurs sur le chantier les comprennent et les appliquent, elles ne doivent ni bouleverser les modes de travail, ni être trop pénibles physiquement. La préparation du chantier est l’occasion de regrouper des tâches et de prévoir le choix et le planning des engins de levage, qui incluent la manutention des déchets, et de l’agencement des façades, balcons, planchers qui simplifie les trajets. Le tri doit être aussi peu que possible consommateur de temps pour ne pas gêner le déroulement du chantier.

La réflexion sur le tri des déchets n’est que la seconde partie d’une réflexion sur les déchets qui doit d’abord se pencher sur leur réduction. Celle-ci a de toute façon pour avantage de diminuer les frais d’approvisionnement, de manutention, de transport et d’élimination, et elle facilitera un tri éventuel. Cette réflexion sur la réduction des déchets, après les choix architecturaux, concerne les entreprises qui doivent rechercher d’autres méthodes d’organisation et de travail pour éviter les erreurs, les gaspillages et les pertes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Opérations

BESANÇON
BORDEAUX
CHAMBERY
VOGLANS

 

Thèmes

Réduction des nuisances acoustiques
Pour de meilleures relations avec les riverains

 

La préparation de chantier et le bruit

Pour obtenir une réduction des nuisances acoustiques, la préparation de chantier est primordiale. Elle permet de planifier des solutions acoustiques visant à :

• améliorer l’approvisionnement du béton ;
• choisir les systèmes de coffrage les plus performants au point de vue acoustique ;
• moduler les horaires de travail ;
• repenser les réservations à l’aide de boîtes et systèmes divers ;
• organiser et planifier le chantier en envisageant de doubler le nombre des équipements afin de réduire leur temps d’utilisation (le bruit de deux moteurs travaillant de concert ne s’additionne pas arithmétiquement) ;
• déterminer le choix des matériels, des engins de levage etc.

La prise en compte du bruit sur le chantier doit s’accompagner d’une politique de communication afin que les riverains puissent être informés, en particulier sur la durée prévisible des travaux bruyants et apprécier les efforts entrepris.

 

 

 

 

Thèmes
Maîtrise de diverses nuisances

 

La préparation de chantier et les autres nuisances

Lorsque les entreprises sont consultées pour trouver des solutions à un problème d’environnement, elles ont souvent des idées simples et efficaces, des gestes élémentaires qui évitent le gaspillage.

Un dialogue préalable avec les municipalités peut donner l’occasion de résoudre les problèmes de circulation et de stationnement posés par le chantier ainsi que les possibilités (contrôlées) de remblais sur des terrains proches pour les terres de terrassement. Un dialogue avec les fournisseurs peut aussi aider à planifier les livraisons : endroits de stockage, conditionnements, reprises. La fabrication sur site du béton pour un gros chantier limite les circulations de camions par rapport à l’approvisionnement en béton prêt à l’emploi. Des protections contre les poussières peuvent être prévues lors de la préparation de chantier. Etc.

Les expériences Chantiers Verts ont toutes mis en évidence une convergence des dispositions environnementales vers un accroissement de la sécurité du chantier et une amélioration des conditions de travail des compagnons.

Un chantier propre, rangé et silencieux ne peut de fait qu’être plus sûr pour son personnel qu’un chantier sale, mal balisé et bruyant.

 

 

 

 

 

Opérations

BESANÇON

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source PUCA "Les Chantiers Verts"