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Réussir
un chantier intégrant l'environnement
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Les
enjeux |
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Les
bénéfices attendus
Les impacts
environnementaux seront demain une préoccupation majeure pour
tous : pouvoirs publics, acteurs de la construction, médias et
société.
Apprendre dès maintenant à les prendre en compte pour
mieux les maîtriser sera une source déconomies et
de plus-values pour les professionnels du bâtiment.
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Limage et le savoir-faire
Respecter les hommes et lenvironnement devient aujourdhui
une obligation, notamment sous la pression des médias et de lopinion
publique. Lensemble des métiers du bâtiment a tout
à gagner en affichant une volonté constante dans la réduction
des nuisances sur le chantier.Le maître douvrage pourra,
autour de ce thème, développer limage dun
décideur et gestionnaire averti de son patrimoine et de ses usagers.
Communiquer autour du chantier, solliciter des solutions aux problèmes
du bruit, autant didées pour limiter les mécontentements
et donc les plaintes. La maîtrise duvre devra être
aussi au cur du nouveau dialogue bâtiment-environnement.
Les REX Haute Qualité Environnementale le montrent (cf. document
réalisé sur les REX HQE par le PCA et le CSTB).
Quant à lentreprise, elle est la plus à même
dexploiter ses compétences et ses connaissances techniques
et organisationnelles pour proposer des solutions positives aux problèmes
posés par les chantiers à leur environnement. Cette thématique
encore originale lui donne loccasion de revaloriser le métier
des hommes quelle emploie et ses propres réalisations.
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La qualité et les conditions de travail
La prise en compte de lenvironnement sur le chantier nest
pas sans répercussions sur la qualité de la réalisation
des travaux, ni sur les conditions de travail des compagnons. Elle renforce
la préparation du chantier, qui est primordiale pour réduire
le nombre de défauts et derreurs. Elle affine la programmation
en obligeant à prévoir de nouvelles prescriptions. Elle
intervient sur la logistique des engins de chantier et la mécanisation
de tâches jusqualors négligées, non comptabilisées
et pénibles. En améliorant la propreté du chantier,
de ses accès et des circulations, elle peut contribuer à
la réduction des accidents de travail. Elle permet, enfin, dintroduire
de nouvelles pratiques ou de nouveaux matériaux ou procédés.
Les opérations expérimentales lont prouvé
: loptimisation de la gestion de lenvironnement va dans
le sens dune meilleure qualité des réalisations.
Par exemple, réduire la quantité de déchets produite
par le chantier, en soignant les réservations et en procédant
au calepinage, génère une limitation des reprises, donc
une diminution de la non-qualité et de ses coûts induits
dans le processus de construction, et un gain de temps.
Ces améliorations dans le processus de construction se répercutent
aussi sur la qualité du produit final lui-même, en optimisant
les délais de réception des bâtiments et leur exploitation.
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Opérations
BESANÇON
CHAMBERY
TOURCOING
VILLEURBANNE
VOGLANS
Opérations
CHAMBERY
VILLEURBANNE
VOGLANS
WAMBRECHIES
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La réglementation et les coûts
Lenvironnement du chantier nest pas seulement une question
dimage. Lévolution des réglementations mais
aussi des contraintes technico-économiques, telles que celles
du secteur de lélimination des déchets, tend à
générer des augmentations de coûts sur les chantiers
qui ne pourront plus être supportés par les seules entreprises.
En 1996, le prix de la tonne de déchets "inertes" triés
en installation de stockage de classe III varie entre 0 et 80 F, tandis
que le prix de la tonne de déchets non triés en classe
II coûte entre 100 et 350 F, soit en moyenne quatre fois plus
cher. De même les éventuels retards, dus à des restrictions
horaires (localement réglementées) pour le bruit des engins,
sont une incitation à la recherche de solutions moins bruyantes.
Le nettoyage des abords, la diminution des poussières, la réduction
de la pollution des sols et des eaux, la communication avec les riverains
sont dautres façons de mieux intégrer un chantier
dans son environnement ; elles peuvent apporter des retours profitables
aux investissements consentis.
Ces exemples illustrent bien lintérêt de développer
très rapidement lensemble des solutions visant à
optimiser les coûts de gestion de lenvironnement sur un
chantier. Les fiches dopération jointes en sont des illustrations.
Mais le recours à ces options ne se décrète pas
sans réflexion, ni préparation, et nécessite dimpliquer
lensemble des acteurs de la construction dans cette voie. Leurs
rôles doivent être redéfinis de façon à
partager les responsabilités quelles soient techniques
ou économiques.
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Les
acteurs concernés
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En tant que commanditaire, le maître douvrage ou son conducteur
dopération peut influer fortement sur le déroulement
du chantier. Déchets, bruits, poussières et produits polluants
seront notablement diminués si lengagement du maître
douvrage à réduire ces nuisances est clairement
affiché et soutenu par lattribution des moyens nécessaires.
Des prescriptions à caractère environnemental doivent
être formalisées dans son cahier des charges, son programme
et les documents contractuels de ses prestataires. Les entreprises choisies
doivent être sensibles à ces problèmes.
Les conditions doptimisation de la gestion environnementale des
chantiers se préparent dès lamont. Chaque phase
est concernée comme le résume le tableau ci-dessous :
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Maîtrise d'ouvrage
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Maîtrise d'oeuvre
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Entreprises
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| Faisabilité |
X
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| Programme |
X
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| Choix
du concepteur |
X
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| Etudes
conception |
X
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X
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| Choix
des entreprises |
X
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X
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X
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| Préparation
de chantier |
(X)
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X
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X
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| Chantier |
(X)
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X
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| Réception |
X
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X
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X
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| Exploitation |
X
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|
X
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La maîtrise duvre a un rôle charnière
quelle ne saurait jouer sans lengagement des deux autres
catégories dacteurs.
Le conducteur dopération et le bureau de contrôle
sont à intégrer lorsquils sont présents
; ils doivent être des forces de proposition et de validationde
solutions.
Les entreprises, qui aujourdhui
disparaissent dès la réception, devront peut-être
dans lavenir assurer la maintenance et lentretien du bâtiment
quelles ont construit.
Pourrait être envisagé un
"carnet de santé-environnement" que les différents
propriétaires se transmettraient et que les entreprises consulteraient
et complèteraient au fur et à mesure de leurs interventions
tout au long de la vie du bâtiment. Lexemple de lamiante
est un précédent dont les conséquences sur la
santé et les budgets sont trop lourdes pour ne pas influer
sur lorganisation future des processus de construction.
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Quels
changements introduire
Les trois niveaux dintervenants sont
donc étroitement liés. La maîtrise duvre
détient une position clé, avec un double rôle de
conseil du maître douvrage et de suiveur du chantier. Elle
semble la mieux placée pour coordonner la gestion de lenvironnement
dans les différents stades de la construction, car elle intervient
sur le chantier de la conception à la réception et a un
contact direct avec tous les intervenants en amont et en aval. Ces nouvelles
responsabilités peuvent assez facilement sintégrer
dans le cadre de sa mission habituelle.
Le pilote, le conducteur dopérations, le conducteur de
travaux de lentreprise générale ou du mandataire
du groupement, le coordonnateur santé-sécurité
sont bien sûr aussi directement concernés.
Le recadrage de la mission, et donc de la rémunération
de chacun des acteurs, doit être contrebalancé par des
gains. Ceux-ci sont générés soit directement sur
dautres postes, soit par la disparition des coûts masqués
de non-qualité.
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source PUCA "Les Chantiers
Verts"
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