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Maîtrise
des nuisances pour les LOCATAIRES
et VALORISATION des DECHETS
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LA CITE
PARC A NEVERS NIEVRE
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Ce "chantier vert" a eu lieu dans des
immeubles occupés.
Une attention particulière a donc été portée
aux relations avec les locataires et à la maîtrise des
nuisances provoquées par la réhabilitation.
Ces précautions étaient dautant plus importantes
que les occupants étaient en majorité âgés
et pour la plupart présents depuis la construction de la cité
(1951).
Cette expérimentation a également
porté sur le tri et la valorisation des déchets, en visant
un surcoût nul à léchelle globale du chantier.
Ce pari était difficile car certains déchets étaient
générés en faibles quantités et le nombre
de filières, situées dans un rayon géographique
économiquement viable, était pour ceux-ci limité.
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4 grands immeubles linéaires R+4
existants + 2 groupes de garages implantés autour dun vaste
espace vert à proximité du centre ville et de la Loire.
124 logements sociaux et 55 garages.
SHOB 15 348 m2.
SHON 10 732 m2.
SHA 7 754 m2.
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LA MAITRISE DES NUISANCES VIS A VIS DES LOCATAIRES
Des actions de communication ont été
menées, avec les locataires, durant toute lopération.
Au démarrage du projet, les logements ont été visités
et une réunion dinformation, par bâtiment, a été
organisée. Ces démarches ont permis de connaître
létat des logements, de présenter le projet et den
débattre, ainsi que de consulter les occupants sur leurs attentes
et contraintes.
Avant de procéder aux travaux, une enquête a été
réalisée, auprès de 60 % des foyers, afin didentifier
et de hiérarchiser les nuisances, tant psychologiques que physiques,
susceptibles dêtre engendrées par la réhabilitation.
Puis, une analyse a été effectuée par cage descalier
afin de cibler les moyens à mettre en place. Des méthodes
de travail originales et adaptées ont ensuite été
envisagées.
Principales nuisances perçues par les locataires
Les principales nuisances perçues par les
locataires ne correspondent pas toujours aux idées reçues.
Par ordre dimportance, il sagit de :
la crainte dintrusion dun "faux" ouvrier
(65 %),
lentrée du froid (33 %),
le dégagement de poussières et le déplacement
des meubles (29 %).
Les odeurs, le bruit (préféré
à la poussière) et la perturbation de lintimité
se sont avérés être des nuisances de moindre importance
pour les locataires.
Insécurité
Badges uniformes identifiant tous les intervenants
du chantier
Les compagnons ont accepté sans problème de porter
un badge, comportant leur identité et leur photo ainsi que le
nom de la société. Ils le gardaient sur eux sans laccrocher
en cas de gêne pour certains travaux de manutention. Ils ont pris
conscience de leur importance vis à vis des locataires et sen
sont sentis valorisés. Les craintes des locataires ont ainsi
été apaisées.
Simplicité et facilité garantissent lefficacité
du port du badge. Son coût est limité mais nécessite
pour lentreprise un investissement en temps : préparation
des badges et obtention des photos didentité.
Les aspects suivants sont à prendre en
compte en vue dune reproductibilité :
mise à jour des badges en fonction de lavancement
des travaux et de lévolution du personnel,
engagement des entreprises sous-traitantes à fournir identité
et photo de chaque compagnon appelé à intervenir sur le
chantier,
sensibilisation des compagnons au port permanent du badge.
Des badges souples, adhérents au vêtement,
peuvent améliorer leur mise en pratique.
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Présence permanente dun interlocuteur
sur le chantier
Le conducteur de travaux sest installé dans un appartement
de la cité. Il pouvait ainsi répondre aux questions des
locataires, si possible immédiatement et au plus tard sous huit
jours lorsquune question nécessitait un examen en réunion
hebdomadaire de chantier.
Cette permanence, très appréciée par les locataires,
a permis quotidiennement de les informer et dêtre en relation
avec eux, ainsi que dassurer une liaison avec les autres acteurs.
Cette action est reproductible mais doit être
bien préparée et ajustée à chaque cas. Son
intérêt est dautant plus important sil sagit
de locataires très sensibles aux nuisances. Elle représente
un coût dinvestissement élevé, estimé
à environ 50 000 F par lentreprise. Néanmoins, cette
dernière a bénéficié dun avancement
plus rapide du chantier, de moins de reprises et de travaux supplémentaires,
dun bouclage plus rapide et plus favorable aux comptes de chantier,
etc. Une telle présence peut de plus parfois être prise
en charge ou assurée avec la maîtrise douvrage.
Entrée du froid
Condamnation des ouvertures par un système
de blocage par plaque pendant la dépose des claustras. Il assurait
une fermeture rapide de la partie de façade déposée.
Planification des travaux pour limiter la durée
dintervention dans les logements et prévision de tout le
matériel et des matériaux nécessaires aux travaux,
afin de réduire les entrées et sorties.
Autres mesures
Sensibilisation des entreprises aux nuisances
perçues par les locataires, dès létablissement
des contrats de sous-traitance. Une clause prévoyait lélimination
au fur et à mesure des gravats et poussières.
Diffusion dun bulletin mensuel par le maître
douvrage afin dinformer les locataires sur la nature des
travaux à réaliser, les intervenants du chantier, les
dates de visite de lappartement témoin, les points daccueil...
et surtout le planning des travaux par appartement (intérêt
manifesté par une large majorité des locataires pendant
lenquête).
Bilan global et reproductibilité
Les actions de communication et les mesures visant
à maîtriser les nuisances prioritaires ont été
bien ressenties par les locataires. Elles ont contribué aux bonnes
relations avec les habitants, leur ont permis de mieux vivre les travaux,
ont favo-risé leur adhésion aux enjeux et par conséquent
le succès final dune telle opération.
Pour être crédible et efficace, lenquête préalable
auprès des locataires nécessite la mise en uvre
de moyens humains conséquents et compétents, donc onéreux,
pour la préparation du questionnaire, le déroulement des
entretiens et lexploitation des informations. Son opportunité
doit donc être étudiée.
Pour être reproductibles, ces initiatives
doivent être élaborées dès lorigine
du projet, dans le cadre dun plan structuré de communication,
et mises en uvre le plus en amont possible. Elles doivent aussi
être bien ciblées afin datteindre efficacement les
objectifs. Les supports de communication utilisés doivent être
compréhensibles et adaptés au public visé. Un équilibre
doit être trouvé entre la nature des prestations offertes
et leur coût ; les badges didentification sont un bon exemple.
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LA GESTION DES DECHETS
Pour une valorisation des déchets
Dès lorigine du projet, à
partir de lanalyse des prestations contractuelles, les déchets
de dépose ont été quantifiés et répertoriés
: gravats, bois traité, verre blanc, faïence/porcelaine,
cuivre, laiton, acier, plastique. Les déchets, issus de la phase
construction, étaient principalement composés demballages
(cartons et plastiques), de chutes et rebuts divers.
Lanalyse des filières locales de valorisation et de traitement
a conduit à retenir une société spécialisée
dans le recyclage des métaux (C.G.R.N., Compagnie Générale
de Récupération Nivernaise) pour la valorisation des métaux
et à déposer les autres déchets en installation
de stockage de classe II.
Autres filières retenues :
utilisation de briques, issues de la dépose des claustras,
pour la réfection de chemins ruraux (besoins limités),
reprise des pots vides de colle et peinture par lentreprise
utilisatrice,
retour à lexpéditeur des palettes en bois
(toutes consignées).
Les filières identifiées dans dautres
régions ne savéraient pas rentables, vu les faibles
quantités des déchets concernés et les coûts
de transport associés.
Le travail de réflexion, réalisé en amont, a permis
une meilleure connaissance des filières de valorisation et de
traitement existantes, pour les quantités et les types de déchets
identifiés, et une meilleure prise en compte de la réglementation.
Il est reproductible mais nécessite un investissement humain
important de lentreprise générale.
La recherche des filières peut être facilitée par
lexistence dun plan départemental de gestion des
déchets ou de travaux de recherche dune organisation professionnelle
locale ou dorganismes compétents tels que les délégations
régionales de lAdeme, les DRIRE, etc.
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Logistique associée au tri des déchets
Les entreprises ont assuré le tri et le
dépôt des déchets, au bas des cages descalier,
dans des contenants clôturés et déplacés
au fur et à mesure de lavancement des travaux. Ont été
mis à disposition des entreprises :
une benne pour les déchets destinés au stockage
en classe II (claustras, éviers, bidets, portes en bois, emballages
en labsence de filières de valorisation locales, etc.).
Ils ont été évacués des étages au
moyen dune goulotte ou dun treuil électrique (portes).
deux caissons cadenassés : lun
pour les déchets valorisables de plomberie (robinetteries, tubes
en cuivre, chutes déléments métalliques)
et lautre pour les déchets valorisables délectricité
(ensemble des déchets de linstallation électrique).
Les déchets y ont été placés après
regroupement quotidien et descente manuelle.
Le coût forfaitaire pour la location, lenlèvement
et le stockage en classe II a été facturé 1 300
F HT par benne de 8 m3 ; au total 40 bennes ont été évacuées,
représentant 304 m3 de déchets.
Une sensibilisation des entreprises aux déchets a été
maintenue tout au long du chantier :
précisions sur les actions à mener en matière
de déchets indiquées en annexe des contrats de sous-traitance
; par exemple sur le type des déchets à placer dans la
benne et les caissons plomberie et électricité,
assistance particulière pour le tri, assurée par
le conducteur de travaux de lentreprise générale,
évaluation avec les entreprises sous-traitantes en fin
de chantier, afin de renforcer les messages passés et dajuster
la méthode pour les chantiers futurs.
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Les entreprises sous-traitantes ont reconnu être
satisfaites du système de collecte mis en place par lentreprise
générale, qui avait pris financièrement et techniquement
à sa charge la logistique et le traitement des déchets
sans instauration de compte interentreprises : la gestion des déchets
a fait lobjet de négociations non formalisées. La
recette liée à la vente des déchets valorisés,
environ 9 tonnes, sest élevée à environ 3
650 F HT, ce qui correspond à un écart positif pour lentreprise
générale entre la gestion des déchets avec tri
et sans tri, dans lhypothèse dun même nombre
de bennes évacuées en installation de stockage de classe
II.
Le tri des déchets, assez simple sur ce
chantier, est reproductible si lespace disponible pour lemplacement
de la zone de stockage des déchets est
suffisant, si les quantités de déchets générées
ne sont pas trop importantes et restent dans un contexte de tri limité.
Laccompagnement des entreprises sous-traitantes, en matière
de gestion des déchets, est nécessaire depuis leur sélection
jusquà la réception des travaux. Il permet dappréhender
les pratiques habituelles contraires et de capitaliser les enseignements
tirés.
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Début des travaux : juillet 1995
Réception des travaux : avril 1996
INTERVENANTS DE LA REX
Partenaires de léquipe :
Maître douvrage : NIEVRE HABITAT (Office public des
HLM de la NIEVRE), MM. VASSILOPOULOS et DURET - Tél. : 03 86 21
67 00
Architecte : Cabinet LOTIRON
Entreprise générale : BOURGOGNE TRAVAUX M. CORDIER
- Tél. : 03 80 31 84 46
Autres partenaires:
Analyse des filières locales délimination des
déchets : participation du CSTB et de la délégation
régionale de lAdeme
Réflexion sur la sécurité des compagnons et
des locataires : OPP BTP
Partenaires financiers :
Plan Construction et Architecture
DDE Nièvre
Suivi local : M. JOLY (Consultant) Tél. :
03 81 59 93 00
Suivi national : CSTB Mme CHARLOT-VALDIEU - Tél.
: 01 40 50 28 60
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NATURE DES TRAVAUX
Travaux de réhabilitation
extérieurs
reprise partielle des
façades,
dépose de claustras et pose de menuiseries et de claustras
neufs,
création de locaux communs,
remplacement des garde-corps et des boîtes aux lettres.
Travaux de réhabilitation intérieurs
modifications du cloisonnement du séchoir,
reprise de linstallation électrique,
reprise des faïences,
travaux de plomberie.
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source PUCA "Les Chantiers Verts"
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