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Qu'est ce qu'un chantier respectueux
de l'environnement ? |
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Pour
les usagers et riverains du chantier
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Les
nuisances perçues par les riverains :
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Thèmes
Pour de meilleures relations avec les riverains
Gestion
des déchets et relation avec les occupants en réhabilitation
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La présence dun chantier, surtout en site urbain, peut
induire dans un quartier de multiples nuisances quil convient
de minimiser. Leur réduction permet en outre de limiter les problèmes
de sécurité associés et les plaintes déposées
par les riverains.
La sensibilité des riverains à des nuisances plutôt
quà dautres dépend des personnes (catégorie
socio-professionnelle, âge, locataire ou propriétaire,
ancienneté dans le quartier, habitant ou professionnel...), de
leur expérience en matière de vécu de chantier
et du type de quartier, du type dhabitat (isolation acoustique,
date du dernier ravalement...). Aussi, préalablement au démarrage
du chantier, cette sensibilité doit être étudiée,
par le biais denquêtes, afin de la prendre en compte autant
que possible.
Il est impératif de prendre connaissance des textes réglementaires,
y compris municipaux, pouvant concerner les chantiers. De plus, des
contacts doivent être établis avec les services municipaux
pour examiner les points qui peuvent être traités en concertation
et bénéficier, le cas échéant, des compétences
humaines et des ressources matérielles
de ces services.
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Opérations
BESANÇON
HELLEMMES
NEVERS
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Thèmes
Maîtrise
de diverses nuisances
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Les
salissures et poussières
En phase terrassement et pendant les autres phases du chantier par
temps de pluie, les sorties dengins et de camions sur la voie
publique provoquent des dépôts de boue. En plus des nuisances
visuelles dues à la saleté de la chaussée, se posent
des problèmes de sécurité. La chaussée devient
glissante et les risques daccident sont accrus.
Article 99.7 du Règlement
sanitaire départemental type (Circulaire du 9 août 1978)
concernant les abords des chantiers : "Les entrepreneurs des travaux
exécutés sur la voie publique ou dans les propriétés
qui lavoisinent doivent tenir la voie publique en état
de propreté aux abords de leurs ateliers ou chantiers et sur
les points ayant été salis par suite de leurs travaux".
Les émissions de poussières, souvent importantes lors
du remplissage des silos à ciment en phase gros uvre et
dans le cadre dune rénovation, sont en général
mal perçues.
Article 96 du Règlement sanitaire départemental
type (Circulaire du 9 août 1978) concernant la protection des
lieux publics contre la poussière : "...toutes les opérations
dentretien des habitations et autres immeubles ainsi que les travaux
de plein air seffectuent de façon à ne pas disperser
de poussière dans lair, ni porter atteinte à la
santé ou causer une gêne pour le voisinage".
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Opérations
BESANÇON
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Opérations
VILLEURBANNE
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Les
palissades
Les palissades en bac acier habituellement utilisées pour clôturer
les chantiers subissent des dégradations qui nuisent à
leur aspect. Cela ne contribue pas à donner une image propre
du chantier et constitue une nuisance visuelle pour les passants. Ces
dégradations sont provoquées par des passants curieux,
des collages daffiches, des graffitis. En outre, quand les palissades
sont trop basses, des déchets encombrants sont souvent déposés
par des particuliers dans les bennes du chantier. Toutes ces nuisances
induisent des coûts supplémentaires de réparation
des clôtures et de gestion des déchets.
Article 99.7 du Règlement
sanitaire départemental type (Circulaire du 9 août 1978)
concernant les abords des
chantiers :
"Les chantiers ouverts sur la voie publique ou en bordure de celle-ci
doivent être entourés de clôtures assurant une protection
et une interdiction de pénétrer efficaces".
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Opérations
BESANÇON
CHAMBERY
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Les circulations
La circulation dengins de chantier, de camions de livraison,
de véhicules des différentes entreprises, accroît
sensiblement le trafic aux environs du chantier. Les gros engins posent
des problèmes dencombrement et de sécurité.
Cette gêne est ressentie de façon plus aiguë en site
urbain, dans les rues étroites, à proximité dune
école, les heures et jours daffluence (entrée et
sortie du travail, jours de marché...).
Lincommodité due à laugmentation de trafic
sétend au-delà des abords immédiats du chantier.
Les moyens pour canaliser ce trafic doivent être recherchés
avec les administrations concernées.
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Opérations
BESANÇON
VILLEURBANNE
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Thèmes
Maîtrise
de diverses nuisances
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Les stationnements
Les véhicules privés des compagnons, les fourgons et
autres véhicules professionnels des entreprises, les camions
de livraison en attente dentrer sur le chantier sont autant de
véhicules supplémentaires à garer dans le quartier.
Le stationnement de ces véhicules en bordure de chantier encombre
les circulations et induit des risques daccidents. Loccupation
des places de stationnement habituellement utilisées par les
riverains et autres usagers les gêne dans leur vie quotidienne.
La raréfaction des possibilités de stationnement peut
par ailleurs porter préjudice aux commerces voisins.
La recherche demplacements de stationnement pour les véhicules
du chantier doit être menée avec la municipalité.
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Opérations
BESANÇON
VILLEURBANNE
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Thèmes
Réduction
des nuisances acoustiques
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Les bruits
Les nuisances acoustiques concernent à la fois les riverains,
les occupants et le personnel de chantier. Elles peuvent nuire au confort
et à la santé, ainsi que troubler les activités
du quartier (écoles, hôpitaux...). Elles sont aujourdhui
à lorigine de nombreuses plaintes auprès des services
municipaux.
Des textes réglementaires municipaux ou préfectoraux
exigent fréquemment le respect de niveaux sonores maximum en
limite de chantier selon des plages horaires précises, dont il
convient de senquérir avant le démarrage du chantier.
Selon larticle
R 48-5 du Code de la santé publique résultant du Décret
n°95-408 du 18 avril 1995 relatif à la lutte contre les bruits
de voisinage, sera en infraction "...toute personne qui, à
loccasion de chantiers de travaux publics ou privés et
de travaux intéressant les bâtiments et leurs équipements
soumis à une procédure de déclaration ou dautorisation,
aura été à lorigine dun bruit de nature
à porter atteinte à la tranquillité du voisinage
ou à la santé de lhomme et qui : soit naura
pas respecté les conditions dutilisation ou dexploitation,
de matériels ou déquipements, fixées par
les autorités compétentes ; soit aura négligé
de prendre les précautions appropriées pour limiter ce
bruit ; soit aura fait preuve dun comportement anormalement bruyant".
Chaque chantier est spécifique en matière démissions
acoustiques selon les techniques constructives choisies et lenvironnement
du chantier ; de plus celles-ci évoluent au fur et à mesure
des travaux.
Les nuisances acoustiques sont générées par des
engins, matériels et travaux bruyants, ou sont dues à
un mauvais positionnement de la source (vibrations, absence décran...).
Les éclats de voix des compagnons constituent également
une gêne pour les riverains.
La réglementation nationale relative à la limitation
des émissions sonores des matériels et engins de chantier
est constituée par lArrêté du 11 avril 1972.
Celui-ci couvre tous les matériels et engins à moteur
thermique utilisés sur les chantiers, à lexception
des catégories visées par les directives européennes
telles que les moto-compresseurs, les groupes électrogènes,
les brise-béton et les marteaux-piqueurs, etc. Une procédure
dhomologation française et une procédure européenne
cxistent donc actuellement en France pour les matériels
et engins de chantier. Les engins très anciens, construits avant
la date dentrée en vigueur de la réglementation
les concernant, ne peuvent être utilisés à moins
de 100 m des bâtiments dhabitation et professionnels.
La Loi 92-1444 du 31 décembre 1992,
relative à la lutte contre le bruit, prévoit dans son
article 2 que tous les objets susceptibles de provoquer des nuisances
sonores élevées doivent être insonorisés
et homologués. Le Décret dapplication 95-79 du 23
janvier 1995, concernant les objets bruyants et les dispositifs dinsonorisation,
renvoie à des arrêtés le soin de fixer, catégorie
par catégorie de matériels, les niveaux limites admissibles
et la mesure correspondante. Les nouvelles dispositions concernent principalement
les contrôles et surtout les sanctions, qui sont notablement renforcées,
car il est désormais possible de saisir les matériels
non conformes.
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Opérations
BESANÇON
BORDEAUX
HELLEMMES
VILLEURBANNE
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Les
nuisances perçues par le personnel de chantier :
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Thèmes
Réduction
des nuisances acoustiques
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Les niveaux de bruit
Les niveaux de bruit élevés sur un chantier peuvent altérer
rapidement, et souvent irréversiblement, les capacités
auditives des compagnons. Il faut chercher à les réduire
et inciter les compagnons à porter des protections individuelles.
Les dispositions du Code du travail sappliquent
en matière de protection des travailleurs contre le bruit sur
les chantiers, en particulier larticle L. 231-8 et les articles
R. 232-8 à R. 232-8-7. Lemployeur est tenu de réduire
le bruit au niveau le plus bas possible compte tenu de létat
des techniques, le niveau dexposition au bruit devant être
compatible avec la santé des travailleurs (protection de louïe).
Lorsque lexposition sonore quotidienne subie par un travailleur
ou la pression acoustique de crête dépassent respectivement
90 dB (A) et 140 dB, un programme de mesures de nature technique ou
dorganisation du travail, destiné à réduire
lexposition au bruit, doit être établi et mis en
uvre par lemployeur. Des dispositions doivent être
prises pour que des protecteurs individuels soient utilisés,
ces derniers devant être mis à disposition lorsque les
niveaux précédents dépassent respectivement 85
dB (A) et 135 dB.
Les travaux exposant à
un niveau de bruit supérieur à 85 décibels nécessitent
une surveillance médicale spéciale (Article 1er de lArrêté
du 11 Juillet 1977). De plus, certains travaux tels que lutilisation
de pistolets de scellements, le sciage de matériaux minéraux,
lutilisation dengins de chantier bruyants (chargeuses, pelles
mécaniques, etc.), font partie des travaux exposant aux bruits
lésionnels, dont les affections sont considérées
comme des maladies professionnelles (Tableau 42 des maladies professionnelles
du Code de la sécurité sociale et Décret n°55-806
du 17 juin 1955).
Une modification des comportements doit être envisagée
; ceux-ci peuvent varier très largement de même que les
bruits associés, pour la réalisation dune même
tâche. Par exemple, un compagnon tape trois fois plus sur un serre-joints
mal nettoyé que sur le même bien entretenu ; de même
il lui est inutile de frapper la cuve dune centrale à béton
maintenue propre depuis lorigine pour en détacher la laitance.
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Opérations
BESANÇON
BORDEAUX
HELLEMMES
VILLEURBANNE
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Thèmes
Réduction
de la pollution des sols et des eaux
Maîtrise de diverses nuisances
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La nocivité des produits et techniques
Sur les chantiers sont mis en uvre des matériaux, des
produits et des techniques pouvant parfois présenter des risques
vis-à-vis de la santé des compagnons, notamment quand
ces mises en uvre se répètent fréquemment
pendant leur carrière. Les recenser avant le début des
travaux permet de les remplacer par déventuels substituts
moins nocifs ou au minimum de mieux organiser la protection des compagnons.
Quelques exemples : remplacer les colles à base de solvants
organiques par des colles à base de résines acryliques,
dun coût plus élevé mais obtenant un résultat
technique équivalent ; remplacer les peintures glycérophtaliques,
polluantes et dégageant une forte odeur par des peintures en
phase aqueuse, mais leurs qualités techniques et leur durabilité
doivent être encore étudiées ; remplacer les huiles
minérales de décoffrage, à lodeur forte et
tenace, par des huiles à base végétale.
Autre exemple en réhabilitation et en démolition, la
dépose des couvertures en amiante-ciment doit faire lobjet
de précautions particulières. Les opérations de
démolition pouvant générer des quantités
importantes de poussières, chutes et bris de plaque doivent être
évitées. Il faut privilégier le démontage
des matériaux en place, procédure facilitant le tri sélectif.
Si le démontage est impossible, il est alors recommandé
darroser la zone démolie pour limiter la dissémination
de poussières dans lenvironnement immédiat du chantier.
(Voir la Recommandation relative à la dépose damiante-ciment
à paraître dans les cahiers du CSTB et les publications
de lOrganisme Professionnel de Prévention du BTP - OPPBTP.)
Dans le cas dune dépose, le Décret
n°96-98 du 7 Février 1996, relatif à la protection
des travailleurs contre les risques liés à linhalation
de poussières damiante, impose lélaboration
dun plan de démolition et, sauf impossibilité technique,
un retrait préalable des matériaux en amiante avant démolition.
Ce Décret donne comme valeur limite dexposition pour les
utilisateurs de produits en amiante-ciment 0,1 f/cm3 sur une heure de
travail.
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Opérations
BESANÇON
CHAMBERY
TOURCOING
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Opérations
VOGLANS
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source
PUCA "Les Chantiers Verts" |
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