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Un
plan environnemental pour la
GESTION DES NUISANCES
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RESIDENCE
CAMILLE CLAUDEL A BESANÇON DOUBS
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Ce "chantier vert", situé sur
la ZAC de Planoise, au sud-ouest de Besançon, sest donné
pour objectif daméliorer lenvironnement du chantier,
par une réduction des nuisances (acoustique, gênes pour
la circulation et les riverains, poussières, pollutions des sols
et des eaux) et par la gestion des déchets.
Une méthodologie générale, applicable aux chantiers
verts, a été définie et sest traduite par
lélaboration dun Plan Environnement pendant la préparation
de chantier et par celle dun Cahier des Charges "chantier
vert".
Lintégration de ce dernier dans le Cahier des Prescriptions
Communes Générales dopérations futures permettra
de rendre contractuelles les actions expérimentées sur
ce chantier, et den assurer une bonne reproduction.
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Chantier vert en cours de réalisation
(septembre 1996).
4 bâtiments en limite du parc urbain.
111 logements neufs et 87 places de parking.
R+5 sur 2 niveaux de parking ou un niveau de cave, R+3 sur 2 niveaux
de parking, et R+2.
Parking : voiles extérieurs et intérieurs banchés.
Elévation : refends et pignons porteurs en béton
banché, façades en maçonnerie.
Planchers : dalles pleines coulées en place.
SHOB 16 070 m2.
SHON 8 573 m2.
SHA 6 881 m2.
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LE PLAN ENVIRONNEMENT
Un plan environnement, élaboré pendant
la phase de préparation de chantier conjointement par le bureau
de contrôle (CEP) et lentreprise générale
(SNC Saintot), et en partenariat avec dautres intervenants, a
permis danalyser, par thème de nuisances, les actions préventives
et curatives pouvant être appliquées pendant les travaux.
En parallèle, les nuisances et pollutions du chantier ont fait
lobjet dune évaluation, en spécifiant par
phase de travail, les méthodes et les postes de travail critiques.
La méthodologie délaboration
de ce plan sest inspirée de celle utilisée pour
le Plan Particulier de Sécurité et Santé et la
méthodologie de traitement des dysfonctionnements sest
appuyée sur une démarche qualité. Les préoccupations
environnement, qualité et sécurité, sont très
imbriquées sur ce chantier, une amélioration initiée
pour un des domaines bénéficiant aux autres.
Le plan a été structuré par
chapitre : mesures communes (circulation, stationnement), terrassement,
gros uvre et second uvre, ce dernier intégrant des
fiches spécifiques pour chaque corps détat, élaborées
par lentreprise générale et lentreprise sous-traitante
concernée, en partenariat. Le respect des dispositions mentionnées
dans ces fiches était spécifié dans le contrat
de sous-traitance.
Axé sur lapplication de la réglementation
actuelle, le plan environnement est évolutif : ajout de fiches
par corps détat et dactions non détectées
pendant la préparation, et modifications suite à des actions
insatisfaisantes ou des changements de méthode. Il a été
traité dans un souci permanent de prévention et dévaluation
de la reproductibilité.
Plusieurs étapes dinformation et
de validation du plan ont été nécessaires, en particulier
par le biais de présentations aux personnes encadrant les compagnons,
à tout nouvel arrivant, à tout le personnel. Le projet
et la maquette ont été présentés par larchitecte
avec un développement des aspects environnementaux.
Ce plan, dont lapplication a été
contrôlée par un "homme vert" de lentreprise
générale, sest avéré être un
outil de travail efficace. La connaissance générale du
thème nuisances et déchets a demandé du temps,
tandis que lanalyse du chantier a été assez rapide.
Une telle démarche est reproductible, le
plan environnement se justifiant si chacune des actions a été
bien préparée avant sa réalisation.
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LA COMMUNICATION AVEC LES RIVERAINS
Un représentant du service Hygiène
et Santé de la Ville a rencontré individuellement les
habitants riverains au démarrage des travaux. Il leur a présenté
le projet de construction et, à laide dun questionnaire
ouvert, a recueilli leur perception des diverses nuisances environnementales
: la pollution de lair, de leau, les nuisances acoustiques,
les déchets, mais aussi les problèmes de sécurité.
Lobjectif de cette enquête était
de hiérarchiser ces diverses nuisances, tout dabord dans
un contexte général puis spécifiquement par rapport
au chantier de construction. Il a également été
demandé de formuler des observations ou propositions sur le projet.
Le même type denquête a été
réalisé auprès demployés de France
Télécom travaillant dans des bureaux situés à
proximité du chantier.
Durant les travaux de terrassement et en raison
de lutilisation de brise-roche mais surtout dun concasseur
mobile, les réactions ont été vives de la part
de ces employés. Elles ont disparu dès lors que la durée
des différentes phases du chantier leur a été communiquée
et quune maquette du projet leur a été présentée.
Cette maquette a été exposée pendant un mois et
demi, au démarrage du gros uvre, dans le hall du bâtiment
de France Télécom avec une notice explicative comportant
le numéro de téléphone du service Hygiène
et Santé de la Ville en cas de remarques sur laspect réduction
des nuisances. Cette notice na suscité aucun appel.
Une telle démarche savère
donc importante et sera dautant plus efficace si elle est menée
préalablement au démarrage effectif des travaux.
Sa mise en uvre peut être facilitée,
comme ce fut le cas ici, par des relais dinformation locaux existants,
notamment dans les services concernés des Villes et des entreprises.
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LA REDUCTION DES NUISANCES ACOUSTIQUES
Réservations en deux temps dans les planchers
Une méthode de réservation en deux
temps a été mise en place afin de réduire les erreurs,
donc les bruits de marteau perforateur nécessaires lors des reprises.
Elle consiste à réaliser, en première phase, des
réservations maximales puis, en seconde phase, à effectuer
un coulage avec des réservations précises, en dimensions
et en position, grâce à lutilisation dun fil
à plomb. Les risques dimprécisions, gênantes
pour le passage et la verticalité des tuyaux, sont notamment
évités. Ce système de coulage en deux temps nécessite
un coffrage moins complexe et moins coûteux que celui dun
coulage après mise en place des tuyaux. Les réservations
sont coffrées avec des éléments de canalisations
en PVC, réutilisés en cas de démoulage facile ou
restant incorporés dans la dalle.
La mise en uvre de cette méthode
implique une préparation et une coordination en amont avec les
différents corps de métier concernés. Son coût
global, a priori raisonnable, est difficile à évaluer
précisément car lié à de nombreuses tâches.
Elle nécessite, pour être reproductible,
un phasage précis lors de la deuxième phase et une attention
particulière à la méthode employée par lentreprise
de plomberie-vmc. Celle-ci ne doit pas laisser ouvertes les trémies
entre les deux phases sur toute la hauteur du bâtiment, pour des
problèmes de sécurité (chute de personne ou dobjet).
De plus, cette méthode permet de limiter
la production de déchets, en particulier les coffrages bois réutilisables
évitent les déchets de polystyrène.
Autres actions : mesures et matériels
Des mesures et analyses des niveaux de bruit,
sur et aux abords du chantier, ont été effectuées
par le service Hygiène et Santé de la ville de Besançon
et la Médecine du Travail. Elles ont permis de détecter
les sources principales de bruit et de réduire les nuisances
sonores. Par exemple :
des banches équipées décrous
serrables avec des clés ont été utilisées,
pour supprimer les bruits dimpact générés
par les coups de marteau sur les ailettes des autres types décrous,
le marteau, utilisé pour le réglage
des poutrelles en aluminium, a été remplacé par
un maillet en caoutchouc. Celui-ci a néanmoins présenté
une gêne pour le maçon muni également dun
marteau, pour certaines autres tâches, qui hésitait à
utiliser lun ou lautre outil. Cette solution nécessite
une modification des "réflexes" de travail,
les bruits de chocs métalliques,
nuisance perçue comme importante par les riverains, ont été
limités en agissant sur les comportements des compagnons afin
quils prennent lhabitude de poser les éléments
métalliques (treillis soudés, étais, potelets,
tubes de garde corps, etc.) plutôt que de les jeter ou de les
laisser tomber.
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LES CIRCULATIONS
Décrottage des camions
Afin de maintenir la propreté de la voie
publique et déviter les risques dus à une chaussée
glissante, une rampe en matériaux propres rocheux issus des terrassements
a été mise en place à la sortie du chantier. Elle
a permis le décrottage des roues des camions avant leur engagement
sur la voie. De plus, les sorties des camions ont été
limitées les jours de pluie.
En cas de salissure des voies, un nettoyage manuel
dans la journée ou, selon le degré de salissure, mécanique
(balayeuse aspiratrice) dans les 24 heures a été effectué,
à la charge de chaque entreprise qui réalise les travaux
(terrassier pour le terrassement, entreprise générale
pour le gros uvre, etc.) ou de lentreprise générale.
La qualité de son exécution a été vérifiée
quotidiennement par lencadrement de lentreprise générale.
Cette organisation, sans problèmes techniques
particuliers, na recueilli aucune remarque des riverains ou usagers
des voiries mais elle a bousculé les habitudes dun chantier
"actif", donc salissant. Le nettoyage manuel, à renouveler
sans cesse, est pénible, difficilement accepté et nécessite
une surveillance régulière. Les balayages mécaniques,
évalués entre 500 et 600 F par opération, ne peuvent
être prescrits qu en nombre limité.
Ce type daction est reproductible sur dautres
chantiers, selon la densité de circulation de camions et donc
de la taille des chantiers. Une adaptation des choix pour le maintien
de la propreté des voies publiques est nécessaire site
par site.
Stockage à proximité de matériaux
En phase terrassement, environ 8 000 m3 de déblais
ont été stockés sur un terrain limitrophe. Ils
ont été utilisés à 50 % pour le remblai
de ce terrain et à 50 % pour celui ultérieur du chantier.
Les circulations des camions hors chantier ont ainsi été
réduites, donc leurs nuisances, et les coûts associés
(nettoyage des voies). 800 rotations de camions pour lenlèvement
des déblais en phase terrassement et 400 rotations pour le remblai
ont ainsi été évitées.
Cet emploi de déblais "propres"
évite en outre leur dépôt en installation de stockage
et les coûts associés.
Cette action nécessite suffisamment despace
sur le chantier, ou sur un terrain vierge contigu, pour pouvoir être
reproduite.
Afin déviter le stationnement le
long des rues avoisinantes, et donc les risques dinsécurité
liés à lencombrement pour les piétons et
les véhicu-les, un accord de principe a été passé
avec la Ville permettant à lentreprise de disposer de 20
à 30 places dun parking gratuit situé à proximité
du chantier.
Ce parking a été régulièrement
utilisé par le personnel des différentes entreprises et
les principaux acteurs du chantier. Toutefois, malgré un fléchage
et la diffusion dun plan daccès et de localisation,
certains véhicules de visiteurs stationnaient sur une plate-forme,
bordant la route en face des bureaux de chantier.
Ce type daction est à étudier
en amont dun chantier, en concertation avec la municipalité
et les riverains. Le stationnement du personnel de chantier, y compris
des fourgons des entreprises de second uvre, devrait faire lobjet
dune réflexion, adaptée au contexte, sur tous les
chantiers, en particulier en site urbain dense.
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LES AUTRES ACTIONS
Réduction des nuisances visuelles du chantier
Une clôture en panneaux grillagés
galvanisés a été installée, permettant aux
passants de voir le chantier et évitant le collage sauvage daffiches
et les graffitis.
Une sensibilisation importante avait été
faite sur la propreté du site, en particulier des accès
principaux et au pied des bâtiments. Des circulations propres
ont été mises en place et entretenues sur le chantier.
Réduction des pollutions des eaux et des sols
Lemploi dune huile de démoulage
à base végétale, dont la partie non volatile est
biodégradable à plus de 95 % en 21 jours, pour la réalisation
des voiles a été comparé positivement à
celui dune huile minérale de haute qualité, sur
ce chantier. Les consommations dhuile ont de plus été
limitées.
Gestion des déchets
Après lanalyse des filières
locales délimination des déchets, un pré-tri
des déchets a été réalisé sur le
chantier. Il a permis de diminuer de façon importante le foisonnement,
donc le nombre de bennes évacuées, et daugmenter
la proportion de déchets valorisables.
Des actions spécifiques ont été
menées afin de limiter les taux de chutes, donc les quantités
de déchets à évacuer et éliminer.
Les chutes de bois
et de contre-plaqué ont été stockées en
tas et utilisées en coffrage, ce qui réduit la consommation
de bois ou contre-plaqué neuf, les chutes et la production de
déchets. Ponctuellement, le tas de bois a été trié
afin de séparer les chutes de bois encore utilisables sur le
chantier, le reste étant alors déposé dans une
benne et évacué en vue dun broyage.
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Début des travaux : mai 1995
Réception des travaux : prévue avril 1997
INTERVENANTS DE LA REX
Partenaires de léquipe :
Maître douvrage : Office Public des HLM de Besançon
M. Chalas - Tél. : 03 81 41 42 43
Architecte : A.R.T. (Architecture et Réalisations Techniques)
BET : SANTINI Ingénierie
Entreprise générale : SNC SAINTOT M. Henrion, M.
VECILE - Tél. : 03 81 48 34 34
CEP Contrôle et Prévention
Autres partenaires:
Ville de Besançon, Service Hygiène et Santé
Médecine du Travail
Ademe Franche-Comté
SEDD (Société dEquipement du Département
du Doubs)
DIREN Franche-Comté
DRE Franche-Comté
Partenaires financiers :
Plan Construction et Architecture
DDE Doubs
Suivi local : M. JOLY (Consultant) : Tél.
: 03 81 59 93 00
Suivi national : CSTB Mme CHARLOT-VALDIEU - Tél.
: 01 40 50 28 60
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source PUCA "Les Chantiers Verts"
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